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  • Emmanuelle Chrétien

Les champignons (mycothérapie) plus forts que les virus ?

Les champignons peuvent-ils être utiles pour soigner les virus ?

George Oxley : Connaissez vous le Fomes ? C’est un champignon.

Il est associé à l’influenza, c’est-à-dire la grippe.

L’une de ses sous-espèces le Larifciofomes, que l’on trouve en Amérique, soigne les grippes A et B. Il serait également utile contre les virus de type corona, comme le SAR Cov 2, qui a désorganisé le monde des humains depuis plus d’un an.

C’est en substance, ce qu’ont affirmé, dans une publication qui fera date[3], une centaine de biologistes en lien avec le Jardin Botanique Royal de Kew en Angleterre, à l’ouest de Londres.

Ces scientifiques ont passé en revue une centaine d’études sur les champignons d’amazonie. Ces travaux portent notamment sur des échantillons de sols.

La lecture de cette étude nous apprend des choses étonnantes. Par exemple, la plupart des antibiotiques ou antiviraux de synthèse sont issus de la recherche sur les champignons. Ils possèdent des actifs naturels complexes qui empêchent les virus de s’y adapter.

Le Faux Fomes, par exemple, que l’on appelle aussi le Phellinus igniarisu, ce qui veut dire “liège qui porte le feu” a été utilisé avec succès en Asie contre le SARS de 2003 et le MERS de 2012, qui sont des coronavirus variants proches du SAR cov 2.[4]

Phellinus et Fomes sont des amadouviers. Ce sont de magnifiques champignons dont le chapeau a une forme de sabot de cheval. Son diamètre peut atteindre les 50 cm !

Leur nom vient du provençal amadou qui veut dire “amoureux”. Cela renvoie à leur capacité à prendre feu facilement. Les anciens s’en servaient du reste comme briquet !

On en a retrouvé sur Otzi, l’homme des glaces découvert dans les Alpes Italiennes, près de l’actuelle frontière avec l’Autriche. Cet homme aurait vécu en 2600 avant JC. On ne sait pas s’il utilisait le Phellinus comme briquet ou comme remède...


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